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(English version available later)
Bernard Mathern, violon
Sharon Coste, soprano
Orchestre de Paris-Sorbonne
Direction Jacques Grimbert
Enregistré à Chalon sur Saône 14 - 16 août 1997.
En cinq traits voici stylisée la modernité française au tournant du 20 ème siècle. Les cinq œuvres vocales composées à des époques quelque peu éloignées illustrent le raffinement orchestral, la fluidité des lignes musicales et l’élégance harmonique parfois humoristique, parfois désinvolte, mais toujours en parfaite adéquation avec le contenu littéraire.
La Méditation est le passage le plus dramatique de Thaïs, un opéra de Massenet composé en 1894; la douce mélodie accompagne la conversion de la courtisane à la sainteté.
Très nostalgique, La Dame de Montecarlo fut composée par Poulenc en 1961 sur un texte de Jean Cocteau. Le rythme harmonique implacable épouse la prosodie du texte qui raconte la désespoir d’une femme dont l’âge a anéanti les charmes.
Pour composer Gwendoline en 1886, Chabrier est encore sous l’influence de Wagner. Mais se profilent déjà les tournures mélodiques et le langage harmonique qui lui ont conféré le titre de fondateur de la modernité musicale.
Rendues célèbres par Régine Crespin, les très évocatrices Nuits d’été de Berlioz, composées en 1841 et orchestrées en 1856, révèlent également une incroyable modernité harmonique qui annonce Duparc et Fauré.
Enfin Gaité parisienne, réorchestration des thèmes d’Offenbach par le chef d’orchestre et compositeur Manuel Rosenthal en 1938, explose dans un véritable feu d’artifice de polkas valses et galops.
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