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Piazzolla, Gardel, Stampone, Ziegler, Berlingeri - Tangos symphoniques avec grand orchestre et choeurs
Raul Funes, chant
Chango Manzo, chant
Florin Szigeti, violon
Hugo Daniel, bandonéon
Hugo Diaz Cardenas, guitare
Laurent Guanzini, piano
Felipe Canales, contrebasse
Chœur et Orchestre de Paris-Sorbonne
Direction Jacques Grimbert
Enregistré en Sorbonne les 25 et 26 Novembre 1997
Du tango symphonique, l’idée est aussi surprenante que réussie. L’interprétation en orchestre accentue l’apreté, la sensualité et l’ardeur des thèmes traditionnellement joués par des bigbands rassemblant quelques instruments à cordes, un bandonéon et un piano.
Ce choix osé d’orchestration en grand ensemble se fonde sur l’évolution artistique d’Astor Piazzolla, un des plus grands compositeurs contemporains argentins. Après avoir suivi à la fin de années 1950 la classe de Nadia Boulanger au Conservatoire Nationale de Paris, Astor Piazzolla s’écarte de la danse traditionnelle pour mieux en distiller la poésie. Bätie sur une technique solide de composition, sa musique aussi fluide qu’une improvisation respire l’incroyable caractère dramatique du tango.
«Adiós Nonino» passe par les différentes couleurs du trio, du quintette et de l’orchestre symphonique. Jacques Grimbert poursuit plus loin la métamorphose avec un quatuor vocal et un choeur à huit voix mixtes. Eric Durand applique la même démarche de ré-orchestration à deux autres oeuvres de Piazzolla, Los Pájaros perdidos et Los Paraguas de Buenos Aires.
Si le bandonéon est l’instrument roi du tango, bois et cuivre apportent leur éclat aux thèmes argentins des deux suites d’Atilio Stampone, «Tangos Bailables» et «Tangos Románticos».
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